Castlevania : Symphony of the Night : « You too are immortal ? »

Critique de l'histoire, du scénario



L'histoire est donc la suite directe de l'épisode sorti sur NEC dans lequel Richter Belmont avait débarrassé une fois de plus la Transylvanie du cruel Comte Vlad Tepes. Changement radical dans la série, vous n'incarnez plus un Belmont ni même ne portez de fouet, cette fois vous incarnez Alucard (anacyclique de Dracula), le fils de Dracula en personne, ayant déjà fait une apparition dans la série longtemps auparavant. Plusieurs années après la (énième) mort du célèbre vampire, Richter disparaît et des monstres commencent à se manifester dans la région décidément maudite. Allié des humains, Alucard s’était enterré dans une crypte pour l'éternité après la mort de son père, il y a trois cents ans, pour que le monde ne subisse pas sa malédiction du fait de son côté vampirique. Mais suite aux récents événements, le semi-vampire décide de se réveiller de son long sommeil et d'aller faire le ménage dans le château de son père, Dracula, qui semble avoir réapparu, chose étrange car il ne peut en principe pas être ressuscité avant cent ans.



Charismatique comme un dieu : de longs cheveux blancs, le teint pâle et noble, l'air posé, des vêtements d'un noir majestueux et armé d'une épée, vous foncez donner une leçon à votre incorrigible géniteur, pour autant qu'il soit à l'origine de tout ça. N'en révélons pas davantage sur le scénario. Sachez tout de même qu'il est le premier à être d'une telle densité dans cette série et qu'il propose quelques rebondissements assez surprenants et des fins alternatives (trois en tout) en fonction du taux de complémentarité du jeu (déterminé par le pourcentage de zones visitées, d'objets trouvés etc.).

Le Gameplay

Le gameplay reprend comme à l'accoutumée une action en temps réel et une vue 2D de profil, mais marque un virage déterminant par rapport à ses prédécesseurs. En effet, le titre se rapproche sensiblement de l’A-RPG en intégrant un système d'expérience, d'inventaire, d'équipements, d'utilisation d'objets et même de magies via des manipulations. Tout cela s'intègre globalement très bien au jeu et l'enrichit énormément, lui conférant une liberté jamais ressentie dans la série. Le revers de la médaille est le fait que l'on cherche beaucoup moins à trouver la faille dans les mouvements des monstres et autres boss afin d’en venir à bout comme on pouvait le faire dans le temps. On est tenté de se contenter d’accumuler un maximum d'expérience et de foncer dans le tas par la suite, ce qui rend le tout évidemment trop bourrin et de surcroît trop facile techniquement. Cependant, ce petit défaut est vite compensé par l'immensité des lieux, ce qui vous donnera du fil à retordre sur des heures d'exploration. Si l'intégralité de la quête se déroule dans le château, celui-ci est gigantesque et l'on s'y perd rapidement. Le terrain regorge de trésors et l'on est constamment amené à revenir sur ses pas pour récupérer des objets jusque là inaccessibles. Enfin, le jeu n'est pas linéaire pour un sou, l'ordre de progression étant très libre.

Le visuel, les graphismes

L'ambiance de Castlevania : Symphony of the Night est baroque, glauque et oppressante. Vous croiserez ainsi des squelettes, des fantômes, des chauves-souris, des chimères, des harpies, des guerriers maudits et plein d’autres monstruosités, le tout dans des décors d'une finesse, d'une beauté et d'une diversité à couper le souffle, redorant le blason de la 2D pour l'une des toutes dernières fois sur console de salon. On alterne ainsi entre le majestueux, le rustique et le sinistre. Le tout est accompagné de musiques tout simplement exceptionnelles et inoubliables, se mariant à la perfection avec l’atmosphère du jeu, finissant par propulser le titre au rang de référence intemporelle, bien qu’il le soit devenu trop longtemps après sa sortie. Toutefois, son succès d'estime lui vaudra de servir de base à la programmation des épisodes GBA qui reprennent un mode de progression et un système de jeu similaires, juste retour des choses.


Au final, Castlevania : Symphony of the Night s'est imposé en son temps comme l'opus le plus abouti de la série, et l’est sans doute encore de nos jours. Devenu presque introuvable, le jeu a fait une apparition sur Saturn et plus récemment sur le Xbox Live (NDLR: ainsi que le PlayStation Network), en proposant de nouvelles zones ainsi qu'un personnage jouable supplémentaire.
Notation

Scénario (détails) :


Tout simplement mythique ! C’est toujours le pied de se replonger dans l’univers incomparable du comte Dracula. Les nombreux rebondissements et les différentes fins du titre raviront les amateurs de scénarios complexes.

Gameplay (détails) :


Les très nombreux mouvements sont exploités à merveille avec la DualShock, cela résume assez bien la situation. L'interface est simple et efficace, les menus auraient sans doute mérité un tout petit peu plus d'attention (trop carrés) mais rien d'alarmant, d'autant plus que le tout a suffisamment convaincu pour être repris à l'identique sur les opus GBA.

Visuel (détails) :


Certains disaient que la 2D était morte avec la PlayStation… Castlevania : Symphony of the Night l’a ressuscitée : c'est majestueux, c'est beau, c'est esthétique. Le design des personnages est à tomber par terre et Alucard impose tout de suite le respect. En bref, un excellent point.

Son (détails) :


Sans doute le plus gros point fort du jeu. Diverses, grandioses, géniales, les compositions sont vraiment réussies, accompagnant parfaitement les différentes atmosphères. L’une des plus grandes OST jamais composées. Les bruitages sont d'excellente qualité : explosions, cris d'agonie à vous hérisser le poil... Mais surtout un doublage d'une qualité exceptionnelle, en Japonais comme en Anglais. Mention spéciale au doubleur US d’Alucard qui renforce considérablement le charisme du héros.

Durée de vie (détails) :


Le château est immense et offre une quête d'une durée exceptionnelle pour la série et très honnête pour le genre : entre quinze et vingt heures pour le finir à « 100% ».

Note finale :

9/10 - Chef-d’œuvre

Détails du jeu Version testée : PAL
Menus : Anglais
Textes : Anglais
Voix : Anglaises
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